cropped-logo-hbk-cartouche-blanc.jpg

Vos élus en réunion :

Lettre ouverte

aux futur·es député·es de la nation

Le CSE

Les missions, les élus, les commissions…

Activités sociales

de proximité, nationales, associations cheminotes

Espace privé

Ordres du jour et comptes-rendus de CSE

BILLET D'HUMEUR

Bonjour,
Bienvenue sur le site internet du CSE TN HBK.

Celui-ci a pour vocation de vous éclairer sur le fonctionnement et l’organisation de cette nouvelle instance issue de l’ordonnance Macron du 22 septembre 2017 qui impose la mise en place d’un Comité Social et Économique en lieu et place des CE, DP et CHSCT dans les entreprises d’au moins 11 salariés. Il vous éclairera aussi sur la mise en place des activités sociales dont la continuité sur un périmètre régional (ex région SNCF, au plus près des cheminots) a été rendu possible par la création des CASI.

Cette nouvelle organisation de la représentation du personnel a eu pour effet immédiat d’éloigner les élus des salariés qui étaient auparavant sur des périmètres de proximité, dans les unités opérationnelles, voire les équipes, au plus près des besoins, et prompts à relever immédiatement les problématiques liées à la règlementation du travail, faire respecter les obligations en matière de sécurité, etc.

Outre l’éloignement des salariés, elle provoque dans le même temps la concentration des prérogatives et des responsabilités des élus à un niveau nuisant fortement à l’efficacité nécessaire à la défense des intérêts des salariés.

Depuis la mise en place du CSE TN HBK en 2019, juste après la réforme ferroviaire de 2018 qui a vu l’éclatement du groupe public ferroviaire en 5 SA, un nombre très important de réorganisations ont été menées sur son périmètre avec toujours des conséquences négatives sur l’emploi (-1000 environ entre 2019 et 2021), les conditions de travail, la santé, la sécurité ferroviaire, la sureté, mais aussi, sur la qualité du service rendu à la collectivité, aux usagers. Dans la quasi-totalité des services, un très grand nombre de cheminots sont en souffrance, comme il ressort des diverses expertises qui ont été menées régulièrement.

Le service public de transport ferroviaire de passagers en Île-de-France par l’entreprise historique, la SNCF, est gravement mis en danger par les politiques mises en place, non seulement par les gouvernements successifs depuis 30 ans, mais en même temps par les autorités organisatrices (régions), avec le concours docile, voire diligent et zélé, de la direction de l’entreprise.

Le prétexte de l’ouverture à la concurrence préconisé par l’aristocratie politique européenne, n’a pour seul but que de mettre sur « les marchés financiers », de rendre rentable pour certains, un bien national qui a permis la reconstruction de la France d’après-guerre et un maillage du territoire dans un but d’équité et d’égalité de traitement vis-à-vis des déplacements. Un bien national financé par la collectivité toute entière qui serait « servi » tous frais payés et sans risque. Plusieurs pays européens qui s’étaient lancés dans cette gageur, font ou ont annoncé faire marche arrière. Certains ont même annoncé arrêter immédiatement les processus engagés.

Nous pouvons donc légitimement penser que ceux-ci ont, de leurs analyses, compris qu’à long terme, la privatisation de cet outil industriel et commercial d’état devait rester sous contrôle, au risque de perte de souveraineté en ce domaine et de coût financier exorbitant pour la collectivité.

En France, il en est de même ; l’état et les collectivités territoriales doivent revenir à la raison. L’outil ferroviaire exceptionnel qui a été construit pendant plusieurs décennies avec le concours et le financement des citoyens, doit rester sous contrôle de la nation.
Les cheminots, conscients et attachés à leur outil de travail, engagés pour le service public, se doivent de prendre parti.
Christophe PECHON
Secrétaire du CSE HBK